★★★★★ 4,9/5 · 120 avis Google
Réponse sous 24h
Devis gratuit & sans engagement Gratuit
01 89 71 56 72 📅 Prendre RDV
GT-Expertise - Social / RH - Embaucher l’été : job d’été, saisonnier, apprenti

Embaucher l’été : job d’été, saisonnier, apprenti

L’été, de nombreuses TPE renforcent leurs équipes : surcroît d’activité, remplacement des salariés en congés, ou préparation de la rentrée. Trois profils reviennent le plus souvent — le jeune en job d’été, le salarié saisonnier, et le futur apprenti recruté pour septembre. Chacun obéit à des règles bien distinctes, qu’il vaut mieux maîtriser avant de signer.

L’erreur la plus fréquente consiste à croire qu’un contrat court, un « petit job » ou un emploi de quelques semaines dispense des obligations habituelles. C’est faux. Déclaration préalable, contrat écrit, rémunération minimale, durée du travail, visite médicale : presque tout s’applique, parfois avec des contraintes renforcées lorsque le salarié est mineur. Voici un tour d’horizon pour embaucher l’esprit tranquille.

Les formalités communes à toute embauche

Quelle que soit la durée du contrat, certaines étapes sont incontournables :

  • la déclaration préalable à l’embauche (DPAE), à effectuer auprès de l’URSSAF avant la prise de poste ;
  • un contrat de travail écrit : pour un CDD ou un contrat saisonnier, il doit être remis au salarié dans les deux jours suivant l’embauche ;
  • l’organisation de la visite d’information et de prévention auprès de la médecine du travail ;
  • l’inscription au registre unique du personnel.


Pensez aussi à vérifier votre convention collective : certaines (hôtellerie-restauration, commerce…) prévoient des règles plus favorables que la loi.

Le job d'été : attention aux règles propres aux mineurs

Pour un emploi d’été, l’âge change tout. À partir de 16 ans, un jeune peut être embauché comme un salarié classique, dans le respect de règles protectrices. Entre 14 et 16 ans, l’emploi reste possible pendant les vacances scolaires, mais sous conditions strictes : autorisation de l’inspection du travail, accord des parents, travaux légers, et une période de repos au moins égale à la moitié des vacances.

Pour tout salarié de moins de 18 ans, plusieurs limites s’imposent :

  • une durée de travail encadrée (en principe 8 heures par jour et 35 heures par semaine, davantage réduite pour les plus jeunes) ;
  • l’interdiction du travail de nuit (22 h–6 h pour les 16-18 ans, 20 h–6 h pour les moins de 16 ans) ;
  • un repos quotidien renforcé et deux jours de repos consécutifs ;
  • l’interdiction de certaines tâches dangereuses.


Côté rémunération, un jeune de moins de 18 ans ayant moins de six mois d’expérience dans la branche peut, facultativement, être payé en dessous du SMIC : 80 % avant 17 ans et 90 % entre 17 et 18 ans. Au-delà, le SMIC plein s’applique (12,31 € brut de l’heure depuis le 1ᵉʳ juin 2026).

Le contrat saisonnier : un CDD aux règles spécifiques

Le contrat saisonnier s’adresse aux tâches qui se répètent chaque année à des périodes fixes, indépendamment de la volonté de l’employeur (tourisme, agriculture, activités balnéaires…). C’est un CDD particulier :

  • il peut comporter un terme imprécis, lié à la fin de la saison, avec une durée minimale ;
  • contrairement à un CDD classique, il n’ouvre pas droit à la prime de précarité de 10 % ;
  • il peut prévoir une clause de reconduction pour la saison suivante, et certains salariés saisonniers bénéficient d’un droit à réembauche.


Le salarié saisonnier a les mêmes droits qu’un autre salarié en matière de SMIC, de congés payés (avec indemnité compensatrice s’ils ne sont pas pris) et de conditions de travail.

L'apprenti : anticipez dès l'été la rentrée de septembre

L’apprentissage n’est pas un emploi estival, mais l’été est la bonne période pour recruter un apprenti qui démarrera à la rentrée. Le contrat d’apprentissage s’adresse principalement aux 16-29 ans (sans limite d’âge dans certains cas, comme le handicap).

Sa rémunération correspond à un pourcentage du SMIC, qui augmente avec l’âge et l’année de contrat : de 27 % du SMIC pour un mineur en première année, jusqu’à 100 % pour un apprenti de 26 ans et plus. Grâce aux exonérations, le salaire net est proche du brut pour les rémunérations les plus basses.

L’embauche d’un apprenti reste avantageuse pour l’employeur :

  • une aide à l’embauche versée la première année du contrat (de l’ordre de 5 000 € pour les entreprises de moins de 250 salariés), dont le montant et les conditions sont régulièrement ajustés ;
  • des allègements de cotisations ;
  • l’apprenti n’est pas compté dans les effectifs (sauf pour la tarification accidents du travail).

Quelques points de vigilance

  • Anticipez les démarches : la DPAE doit précéder la prise de poste, sous peine de sanctions.
  • Soignez le contrat écrit : un CDD ou un saisonnier sans écrit conforme peut être requalifié en CDI.
  • Respectez les règles propres aux mineurs : elles sont strictes et contrôlées.
  • N’oubliez pas les congés payés : même un contrat court ouvre des droits, à solder ou à indemniser.

En résumé

Recruter pour l’été ou la rentrée n’a rien d’anodin sur le plan social : chaque statut — job d’été, saisonnier, apprenti — a ses propres règles, et un contrat court reste un vrai contrat de travail. Bien cadré, ce renfort estival se passe sans accroc ; mal préparé, il expose à des risques de requalification ou de redressement.

Vous prévoyez d’embaucher cet été ou de recruter un apprenti pour septembre ? Notre équipe sécurise vos contrats, vos déclarations et votre paie. Contactez-nous avant de vous lancer.

Partagez cet article

Accélérer la croissance de votre entreprise grâce à

votre expert-comptable à Paris !