★★★★★ 4,9/5 · 120 avis Google
Réponse sous 24h
Devis gratuit & sans engagement Gratuit
01 89 71 56 72 📅 Prendre RDV
GT-Expertise - Social / RH - Congés payés : le guide de l’employeur pour l’été

Congés payés : le guide de l’employeur pour l’été

L’été est la période où les demandes de congés affluent. Dans une petite équipe, le départ simultané de plusieurs salariés peut vite désorganiser l’activité. Anticiper et maîtriser les règles vous évite les tensions et les erreurs coûteuses. Voici l’essentiel à connaître pour 2026.

Combien de jours vos salariés ont-ils acquis ?

Chaque salarié acquiert 2,5 jours ouvrables de congés par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (5 semaines) pour une année complète.

Les droits se calculent sur une période de référence qui court, sauf accord d’entreprise ou de branche différent, du 1ᵉʳ juin au 31 mai de l’année suivante. Les congés pris cet été correspondent donc aux droits acquis sur la période précédente.

Le point à ne pas oublier : les congés acquis pendant un arrêt maladie

C’est l’évolution majeure de ces dernières années, et elle s’applique pleinement en 2026. Désormais, un arrêt maladie génère des congés payés, même lorsqu’il s’agit d’une maladie sans lien avec le travail :

  • 2 jours ouvrables par mois d’absence pour une maladie ou un accident d’origine non professionnelle, dans la limite de 24 jours ouvrables (4 semaines) par période de référence ;
  • 2,5 jours ouvrables par mois pour un accident du travail ou une maladie professionnelle.


À retenir également : au retour d’un salarié après un arrêt, vous devez l’informer du nombre de jours de congés dont il dispose et de la date limite pour les poser, dans le mois qui suit la reprise. Les congés non pris peuvent être reportés, en principe pendant 15 mois.

Concrètement, un salarié qui a été absent une partie de l’année dispose probablement de plus de jours que vous ne l’imaginez : vérifiez bien les compteurs avant de valider les départs.

Quand les congés peuvent-ils être posés ?

Le congé principal (jusqu’à 4 semaines) se prend en principe entre le 1ᵉʳ mai et le 31 octobre. Deux règles encadrent sa prise :

  • le salarié doit pouvoir poser au moins 12 jours ouvrables consécutifs (deux semaines) dans cette période ;
  • il ne peut pas en poser plus de 24 jours ouvrables d’affilée (quatre semaines).


La cinquième semaine, elle, se prend séparément et ne peut pas, en règle générale, être accolée aux quatre premières.

Qui décide des dates ? L'ordre des départs

C’est l’employeur qui fixe l’ordre et les dates de départ. Vous tenez compte notamment de la situation familiale des salariés, de leur ancienneté et de leur éventuelle activité chez un autre employeur.

Quelques règles de méthode à respecter :

  • communiquez l’ordre des départs à chaque salarié au moins un mois avant la date prévue ;
  • une fois ces dates fixées, vous ne pouvez plus les modifier dans le mois qui précède le départ, sauf circonstances exceptionnelles ;
  • vous pouvez aussi décider de fermer l’entreprise pendant une période donnée et imposer la prise des congés à tous.

Attention aux jours de fractionnement

Si une partie du congé principal est prise en dehors de la période du 1ᵉʳ mai au 31 octobre, le salarié peut avoir droit à des jours de congé supplémentaires :

  • 1 jour ouvrable supplémentaire si 3, 4 ou 5 jours sont pris hors période ;
  • 2 jours ouvrables supplémentaires si 6 jours ou plus sont pris hors période.


Ces jours peuvent être supprimés par accord ou avec l’accord du salarié. Pensez-y avant d’autoriser un report de congés à l’automne ou à l’hiver.

Et si un salarié tombe malade pendant ses congés ?

Le salarié malade durant ses congés peut désormais reporter les jours non pris, à condition d’en informer son employeur et de justifier son arrêt. Dans une petite équipe, cela peut allonger une absence déjà prévue : mieux vaut l’anticiper dans votre planning.

Comment calculer l'indemnité de congés payés ?

Pendant ses congés, le salarié perçoit une indemnité calculée selon deux méthodes, dont vous devez retenir la plus favorable :

  • la règle du dixième : l’indemnité est égale à 1/10ᵉ de la rémunération brute perçue sur la période de référence ;
  • le maintien de salaire : le salarié perçoit ce qu’il aurait gagné s’il avait travaillé.


La comparaison se fait au moment du congé : c’est le montant le plus élevé qui s’applique.

En résumé

Une bonne gestion des congés d’été repose sur trois réflexes : vérifier les compteurs (en tenant compte des jours acquis pendant les arrêts), fixer l’ordre des départs suffisamment tôt, et anticiper les cas particuliers comme la maladie ou les reports.

Vous avez un doute sur le calcul des droits d’un salarié ou sur l’organisation des départs ? Notre équipe est à votre disposition pour sécuriser votre paie et vos plannings. N’hésitez pas à nous contacter.

Partagez cet article

Accélérer la croissance de votre entreprise grâce à

votre expert-comptable à Paris !