En 2026, la question du choix du contrat retraite pour les travailleurs non salariés (TNS) est plus stratégique que jamais. Depuis la disparition du contrat Madelin retraite pour les nouvelles souscriptions en 2020, le Plan d’Épargne Retraite individuel (PER individuel ou PERin) s’impose comme la solution de référence pour optimiser sa fiscalité et préparer sa retraite complémentaire.
Chez GT Expertise, cabinet d’expertise comptable, nous accompagnons les dirigeants dans l’optimisation de leur épargne retraite TNS, en tenant compte des évolutions législatives récentes, notamment celles issues de la loi de finances 2026.
PER individuel vs Madelin : ce qui change en 2026 pour les TNS
Le contrat Madelin n’est plus accessible à la souscription depuis le 1er octobre 2020. Seuls les contrats existants peuvent être conservés ou transférés vers un PER individuel. Cette transition marque un tournant important dans la stratégie de retraite des indépendants.
En 2026, deux évolutions majeures renforcent l’intérêt du PER :
- L’augmentation du PASS 2026 à 48 060 €, qui impacte directement les plafonds de déduction fiscale.
- L’extension du report des plafonds non utilisés de 3 à 5 ans, offrant davantage de flexibilité pour optimiser ses versements.
Autre point clé : depuis le 1er janvier 2026, les versements après 70 ans ne sont plus déductibles fiscalement, ce qui impose d’anticiper davantage sa stratégie d’épargne.
Qui peut bénéficier de la déduction fiscale PER en tant que TNS ?
Les dispositifs de déduction fiscale retraite TNS concernent principalement les dirigeants relevant des régimes réels d’imposition. Cela inclut les professionnels en BIC, BNC, les gérants majoritaires relevant de l’article 62 du CGI, ainsi que les exploitants agricoles.
En revanche, certains profils sont exclus du dispositif. Les micro-entrepreneurs, soumis à un régime forfaitaire, ne peuvent pas déduire leurs versements. De même, les dirigeants assimilés salariés, comme les présidents de SAS ou SASU, relèvent de plafonds moins avantageux.
Cette distinction est essentielle dans une logique d’optimisation fiscale du dirigeant, et mérite une analyse personnalisée avec votre expert-comptable.
Plafond PER TNS 2026 : un levier puissant d’optimisation fiscale
Le principal avantage du PER pour les travailleurs non salariés (TNS) réside dans son plafond de déduction fiscale particulièrement élevé. En 2026, celui-ci peut atteindre jusqu’à 88 911 €, selon le niveau de revenu.
Le mécanisme repose sur une formule issue de l’article 154 bis du CGI, combinant une base minimale et une majoration liée au bénéfice :
Plafond = maximum entre 10 % du PASS et (10 % du bénéfice imposable + 15 % de la part du bénéfice dépassant le PASS).
Concrètement, même en l’absence de bénéfice, un minimum de 4 806 € reste déductible. À l’inverse, pour les revenus élevés, le plafond devient un véritable levier de réduction d’impôt.
Ce dispositif est nettement plus avantageux que celui applicable aux salariés, ce qui renforce l’intérêt du statut TNS dans une stratégie globale de gestion de patrimoine et d’optimisation fiscale.
Pourquoi le PER individuel est plus flexible que le Madelin ?
Le PER individuel se distingue par une souplesse nettement supérieure au contrat Madelin. Là où ce dernier impose des versements réguliers et une sortie exclusivement en rente viagère, le PER offre une liberté totale.
Le dirigeant peut choisir librement ses versements, sans obligation annuelle, et surtout décider du mode de sortie : capital, rente viagère ou combinaison des deux.
Autre avantage déterminant : la possibilité de débloquer son épargne pour financer l’achat de la résidence principale, un cas de sortie anticipée inexistant dans le Madelin.
Cette flexibilité fait du PER un outil incontournable dans une stratégie globale d’optimisation patrimoniale du dirigeant.
Fiscalité du PER en 2026 : anticiper pour optimiser
La fiscalité du Plan Épargne Retraite repose sur un principe simple : un avantage à l’entrée, une imposition à la sortie. Les versements déductibles permettent de réduire immédiatement l’impôt sur le revenu, en fonction de la tranche marginale d’imposition (TMI).
À la sortie, la fiscalité dépend du mode choisi. En cas de rente, les sommes sont imposées comme des pensions. En cas de sortie en capital, la part correspondant aux versements est soumise au barème de l’impôt, tandis que les gains sont taxés au PFU 31,4 %.
Ce mécanisme est particulièrement intéressant si la TMI diminue à la retraite, ce qui est souvent le cas. Il permet ainsi une optimisation fiscale différée, très efficace pour les dirigeants fortement imposés.
Report des plafonds : une opportunité stratégique pour les TNS
La réforme introduite par la loi de finances 2026 constitue une opportunité majeure. Le passage du report des plafonds de 3 à 5 ans permet de lisser les efforts d’épargne et de maximiser les déductions en cas de revenus exceptionnels.
Pour un dirigeant avec une activité fluctuante, cela ouvre la possibilité de concentrer ses versements sur une année à forte rentabilité, tout en utilisant les plafonds non consommés des années précédentes.
C’est un levier puissant d’optimisation fiscale du PER, souvent sous-exploité sans accompagnement professionnel.
Faut-il transférer un contrat Madelin vers un PER ?
La question du transfert se pose fréquemment pour les dirigeants déjà détenteurs d’un contrat Madelin. Le PER offre des avantages évidents en termes de flexibilité et de liquidité.
Cependant, certains contrats Madelin anciens peuvent conserver un intérêt, notamment lorsqu’ils garantissent un taux de conversion en rente avantageux.
Avant toute décision, une analyse approfondie est indispensable. Chez GT Expertise, nous réalisons des études personnalisées pour arbitrer entre conservation, transfert ou optimisation du contrat retraite existant.
Comment optimiser ses versements PER avant le 31 décembre 2026 ?
L’optimisation passe d’abord par une estimation précise du bénéfice imposable 2026. Cette étape permet de calculer le plafond disponible et d’ajuster le montant du versement.
L’économie d’impôt est directement proportionnelle à la TMI. Ainsi, un versement de 20 000 € pour un dirigeant imposé à 41 % génère une économie fiscale de 8 200 €.
Cette stratégie doit être anticipée avant la clôture de l’exercice, en collaboration avec votre expert-comptable, afin d’intégrer pleinement le PER dans votre stratégie fiscale globale.
Conclusion : PER ou Madelin en 2026, quel choix pour le dirigeant ?
En 2026, le PER individuel s’impose clairement comme le dispositif le plus performant pour les travailleurs non salariés. Sa flexibilité, ses plafonds élevés et ses nouvelles règles de report en font un outil central d’optimisation fiscale et patrimoniale.
Le contrat Madelin, bien que toujours pertinent dans certains cas spécifiques, tend à disparaître au profit du PER.
Pour faire les bons choix, une approche personnalisée reste indispensable. Le cabinet GT Expertise vous accompagne dans la mise en place d’une stratégie sur mesure, adaptée à votre situation, vos objectifs et votre fiscalité.



