Créer une holding : le guide complet 2026 (avantages, fiscalité, étapes)
Une société holding détient des participations dans d'autres sociétés. Bien utilisée, elle permet de faire remonter les bénéfices de vos filiales presque sans impôt, de réinvestir, de racheter une entreprise, de préparer une cession ou une transmission. Mal construite, elle coûte plus qu'elle ne rapporte. Ce guide vous explique pourquoi et comment créer une holding, quelle fiscalité s'applique en 2026 et quelles erreurs éviter.
Rédigé par Guillaume Thomas Expert-comptable et commissaire aux comptes, inscrit à l'Ordre des experts-comptables depuis plus de 10 ans. Il a fondé et dirige GT Expertise.
Relu par Arnaud de Pommery Responsable juridique de GT Expertise.
Publié le 8 mars 2023, mis à jour le 26 octobre 2026.
Qu'est-ce qu'une holding ?
Une holding est une société dont l'objet principal est de détenir des titres d'autres sociétés, appelées filiales. Le mot ne désigne pas une forme juridique : une holding peut être une SAS, une SARL, une société civile ou une société anonyme. Ce qui la caractérise, c'est son rôle de tête de groupe. Elle encaisse les dividendes de ses filiales, peut les réinvestir, et exerce le contrôle que lui donnent ses participations.
En pratique, on parle de holding personnelle lorsqu'un dirigeant crée une société pour détenir les titres de son entreprise, plutôt que de les détenir en direct. C'est le montage le plus courant chez les entrepreneurs, et c'est celui que ce guide développe.
Les différents types de holding
La distinction entre holding passive et holding animatrice n'est pas qu'une question de vocabulaire : elle conditionne l'accès au pacte Dutreil et à certains régimes de faveur. Une holding qui se contente de facturer des prestations à ses filiales est active, mais elle n'est pas pour autant animatrice. L'animation suppose de diriger réellement le groupe et de pouvoir le prouver, décisions et moyens à l'appui.
Pourquoi créer une holding ? Les avantages
Les avantages d'une holding sont fiscaux, financiers, juridiques et patrimoniaux. Ils ne se justifient pas tous dans chaque situation : le bon montage dépend de vos projets à cinq ou dix ans.
Faire remonter les bénéfices presque sans impôt
Lorsque vous détenez votre société en direct, chaque dividende que vous percevez est taxé au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026. Lorsque c'est votre holding qui perçoit ce dividende, le régime mère-fille l'exonère presque entièrement d'impôt sur les sociétés : seule une quote-part de frais et charges de 5 % est réintégrée. La trésorerie remonte ainsi dans la holding pratiquement intacte, et vous décidez ensuite de ce que vous en faites : la réinvestir, rembourser un emprunt ou vous la distribuer plus tard.
Réinvestir et développer un groupe
Les sommes remontées dans la holding peuvent financer une nouvelle activité, l'acquisition d'une autre société, un investissement immobilier ou des placements financiers. Vous investissez avec de l'argent qui n'a supporté qu'un impôt très faible, au lieu d'investir à titre personnel avec des revenus déjà taxés. La holding devient l'outil qui structure le développement de votre groupe : une filiale par activité, un pilotage centralisé, une trésorerie mutualisée.
Racheter une entreprise grâce à l'effet de levier
La holding est l'outil classique du rachat d'entreprise. Elle emprunte pour acheter les titres de la cible, puis rembourse cet emprunt grâce aux dividendes que lui verse sa nouvelle filiale. C'est le principe du LBO (leveraged buy-out). Combinée à l'intégration fiscale, cette organisation permet aussi d'imputer les intérêts de l'emprunt sur les bénéfices de la filiale, dans les limites prévues par la loi. Un dirigeant peut aussi utiliser ce mécanisme pour vendre son entreprise à sa propre holding, encaisser une partie de sa valeur et garder le contrôle : c'est le montage OBO (owner buy-out).
Céder une filiale dans de meilleures conditions
Lorsque la holding vend les titres d'une filiale qu'elle détient depuis au moins deux ans, la plus-value est presque entièrement exonérée d'impôt sur les sociétés : seule une quote-part de 12 % est imposée. Le prix de cession reste alors disponible dans la holding pour être réinvesti. Et si vous détenez aujourd'hui vos titres en direct, l'apport de ces titres à une holding avant la vente permet, sous conditions, de placer la plus-value en report d'imposition : c'est l'apport-cession, détaillé plus bas.
Protéger votre patrimoine et organiser le pouvoir
La holding crée un écran entre vous et vos sociétés opérationnelles. Chaque filiale porte ses propres risques, et la holding peut conserver les actifs de valeur, comme l'immobilier ou la trésorerie, à l'abri des aléas d'une activité. Elle permet aussi d'organiser le pouvoir : vous pouvez accueillir des associés minoritaires dans la holding, ou dans une filiale, tout en conservant le contrôle de l'ensemble.
Préparer la transmission de votre entreprise
Donner les titres d'une holding à vos enfants est souvent plus simple que de leur transmettre directement une ou plusieurs sociétés. Lorsque la holding est animatrice, la transmission peut bénéficier du pacte Dutreil, qui exonère 75 % de la valeur des titres de droits de donation ou de succession. Depuis 2026, cet avantage suppose un engagement de conservation de huit ans au total (deux ans collectivement, puis six ans individuellement), et les biens dits somptuaires détenus par la société sont exclus de l'exonération. La holding peut enfin servir de structure d'accueil à une reprise familiale, les enfants rachetant progressivement les titres de leurs parents.
Holding : inconvénients et limites à connaître
Une holding n'est pas une solution universelle. Avant de vous lancer, mesurez ses contraintes, détaillées dans notre article holding : les risques à anticiper.
- Un coût de fonctionnement. Une société de plus, c'est une comptabilité, des comptes annuels, une liasse fiscale, une assemblée générale et des formalités chaque année. Le montage doit rapporter davantage qu'il ne coûte.
- Un argent qui reste dans la holding. Le régime mère-fille fait remonter les dividendes dans la holding, pas dans votre poche. Pour vos dépenses personnelles, la distribution par la holding reste taxée au prélèvement forfaitaire unique.
- Un formalisme à respecter. Les flux entre la holding et ses filiales, qu'il s'agisse de prestations facturées, d'avances de trésorerie ou de refacturations de frais, supposent des conventions écrites, approuvées et réellement exécutées.
- Un contrôle fiscal attentif. Les montages dont le but principal est d'éluder l'impôt sont sanctionnés au titre de l'abus de droit, y compris lorsque le motif fiscal est seulement principal et non exclusif. Une holding sans justification économique ou sans substance est exposée.
- Des facturations de management fees encadrées. Facturer à une filiale des « prestations de direction » qui se confondent avec le mandat social de son dirigeant expose à trois risques cumulés : la nullité de la convention, le refus de déduction de la charge et, depuis 2026, la requalification en rémunération soumise à cotisations sociales.
- Une fiscalité des holdings patrimoniales durcie. Depuis 2026, une taxe annuelle de 20 % vise certaines holdings patrimoniales qui détiennent des biens dits somptuaires, comme des véhicules de tourisme, des bateaux de plaisance ou des logements non affectés à l'activité.
La règle qui résume tout : une holding se justifie par un projet, pas par une économie d'impôt isolée. Réinvestir, racheter, céder, transmettre ou associer des partenaires : si l'un de ces objectifs est réel, le montage tient. S'il s'agit seulement de différer l'impôt sur votre rémunération, il est rarement rentable et souvent fragile.
La fiscalité de la holding en 2026
Une holding est le plus souvent soumise à l'impôt sur les sociétés. Elle bénéficie alors de plusieurs régimes qui rendent les flux internes au groupe presque neutres fiscalement.
| Régime | Ce qu'il permet | Principales conditions |
|---|---|---|
| Impôt sur les sociétés | Taux réduit de 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà | Taux réduit réservé aux PME : chiffre d'affaires inférieur à 10 M€, capital entièrement libéré et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques ou des sociétés qui remplissent elles-mêmes ces conditions |
| Régime mère-fille | Dividendes reçus des filiales exonérés, sauf quote-part de frais et charges de 5 % | Détention d'au moins 5 % du capital de la filiale, conservée au moins deux ans |
| Intégration fiscale | Un seul impôt calculé sur le résultat d'ensemble du groupe, compensation des bénéfices et des déficits, quote-part sur dividendes ramenée à 1 % | Détention d'au moins 95 % du capital des filiales, option pour cinq exercices |
| Plus-values sur titres de participation | Plus-value de cession exonérée, sauf quote-part de 12 % | Titres de participation détenus depuis au moins deux ans |
| Apport-cession (150-0 B ter) | Report d'imposition de la plus-value réalisée lors de l'apport des titres à la holding | Holding contrôlée par l'apporteur ; réinvestissement de 70 % du prix si la holding revend les titres dans les trois ans |
| Sortie des fonds vers le dirigeant | Dividendes versés par la holding au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, ou au barème sur option | Distribution décidée en assemblée générale |
Le régime mère-fille
C'est le cœur de la fiscalité de la holding. Dès qu'elle détient au moins 5 % du capital d'une filiale et s'engage à conserver ces titres deux ans, les dividendes qu'elle reçoit sont exonérés d'impôt sur les sociétés, à l'exception d'une quote-part de 5 %. Concrètement, sur 100 000 € de dividendes, seuls 5 000 € sont imposés. Pour aller plus loin, voir comment optimiser les dividendes avec une holding.
L'intégration fiscale
Lorsque la holding détient au moins 95 % de ses filiales, elle peut opter pour l'intégration fiscale. Le groupe ne paie alors qu'un seul impôt sur les sociétés, calculé sur la somme des résultats de chaque société. Le déficit d'une filiale en création ou les intérêts d'emprunt d'une holding de rachat viennent ainsi réduire les bénéfices des autres. En contrepartie, le taux réduit de 15 % ne s'applique qu'une fois, au niveau du résultat d'ensemble, et l'option engage le groupe pour cinq exercices.
TVA et taxe sur les salaires
Une holding passive, qui ne fait que détenir des titres, n'est pas assujettie à la TVA et ne peut pas récupérer celle qu'elle paie sur ses frais. Une holding qui facture des prestations à ses filiales devient assujettie et récupère la TVA, totalement ou partiellement. Si elle verse des rémunérations, elle peut en outre être redevable de la taxe sur les salaires lorsque ses dividendes et produits financiers représentent une part importante de ses recettes. Ces deux points se règlent dès la conception du montage.
Apport-cession : l'article 150-0 B ter en 2026
Vous envisagez de vendre votre entreprise et vous détenez vos titres en direct ? L'apport de ces titres à une holding que vous contrôlez, avant la vente, permet de placer la plus-value en report d'imposition au titre de l'article 150-0 B ter du Code général des impôts. La holding vend ensuite les titres et dispose de la totalité du prix pour le réinvestir, au lieu d'un prix amputé de l'impôt.
Le report est maintenu tant que les conditions sont respectées :
- Si la holding revend les titres plus de trois ans après l'apport, elle dispose librement du prix de cession.
- Si elle les revend dans les trois ans, elle doit réinvestir au moins 70 % du prix de cession dans une activité économique éligible, dans un délai de trois ans, et conserver les actifs acquis pendant au moins cinq ans. Ces règles s'appliquent aux cessions réalisées depuis le 21 février 2026 ; auparavant, le seuil était de 60 %, le délai de deux ans et la durée de conservation d'un an.
- La plupart des investissements immobiliers et patrimoniaux sont exclus du réinvestissement éligible : le remploi doit financer une activité opérationnelle.
Le report prend fin si vous cédez, rachetez ou annulez les titres de la holding, ou si les conditions de réinvestissement ne sont pas respectées. La plus-value devient alors imposable. L'apport-cession se prépare donc bien avant la signature de la vente, et pas seulement sur le plan fiscal : valorisation des titres, statuts de la holding, calendrier de l'opération. Notre article sur l'apport de titres à une holding détaille la mécanique.
Quelle forme juridique choisir pour votre holding ?
Toutes les formes de société peuvent servir de holding. Le choix dépend du nombre d'associés, de la souplesse recherchée et de la nature des actifs détenus.
| Forme | Atouts | Points d'attention |
|---|---|---|
| SAS ou SASU | Grande liberté statutaire pour organiser le pouvoir, les entrées d'associés et les clauses de sortie ; capital libre ; dirigeant assimilé salarié | Statuts à rédiger avec soin, puisque presque tout se décide par eux |
| SARL ou EURL | Cadre légal plus encadré, adapté à un petit nombre d'associés, souvent familiaux | Cessions de parts soumises à agrément ; gérant majoritaire relevant du régime des indépendants |
| Société civile | Souplesse et faible formalisme ; très utilisée pour la gestion patrimoniale et la transmission | Responsabilité indéfinie des associés ; imposée à l'impôt sur le revenu sauf option pour l'impôt sur les sociétés |
| Société anonyme | Adaptée aux grands groupes et à l'ouverture du capital à de nombreux actionnaires | Capital minimal de 37 000 €, conseil d'administration ou directoire, formalisme lourd |
Pour une holding personnelle d'entrepreneur, la SAS est le choix le plus fréquent, car elle s'adapte à toutes les évolutions : arrivée d'un associé, rachat d'une société, transmission progressive. La holding SARL reste pertinente pour un groupe familial qui souhaite un cadre plus protecteur. Le nom de votre holding se choisit aussi avec soin : notre article exemples de noms de holding vous aide à le trouver.
Comment créer une holding ?
Il existe deux manières de constituer une holding, selon que la holding vient se placer au-dessus d'une société existante ou en dessous.
La holding « par le haut »
C'est le montage le plus courant. Vous créez une nouvelle société et lui transférez les titres de votre entreprise, soit en les lui apportant, soit en les lui vendant.
- Par apport de titres : vous recevez en échange des titres de la holding. L'opération ne nécessite pas de financement et la plus-value d'apport peut être placée en report d'imposition. Un commissaire aux apports évalue en principe les titres apportés ; voir dans quel cas désigner un commissaire aux apports.
- Par cession de titres : la holding vous achète les titres, généralement grâce à un emprunt qu'elle rembourse avec les dividendes de la filiale. Vous percevez un prix, mais la plus-value réalisée est imposable immédiatement. On parle d'« OBO » ou de vente à soi-même.
La holding « par le bas »
La société existante devient elle-même la holding : elle apporte son activité opérationnelle à une nouvelle filiale, ou crée des filiales pour chacune de ses activités. Cette solution évite de manipuler les titres détenus par les associés, mais elle suppose de transférer l'activité : contrats, salariés, bail commercial, autorisations.
Les étapes de création
- Définir le projet et chiffrer le montage : objectifs, gain fiscal réel, coûts annuels, calendrier.
- Choisir la forme juridique et rédiger les statuts : objet social, répartition du capital, règles de gouvernance et d'entrée des associés.
- Constituer le capital : dépôt des fonds en numéraire ou évaluation des titres apportés.
- Publier l'annonce légale et immatriculer la société via le guichet unique des formalités d'entreprises ; voir l'immatriculation d'une holding.
- Transférer les titres de la société opérationnelle vers la holding, par apport ou par cession.
- Mettre en place les conventions et les options fiscales : conventions de prestations et de trésorerie, option pour l'intégration fiscale le cas échéant.
La holding au quotidien
Une activité à documenter
La holding doit pouvoir justifier de ce qu'elle fait. Si elle facture des prestations à ses filiales, chaque flux repose sur une convention écrite, approuvée selon la procédure des conventions réglementées, à un prix justifié et suivie d'une exécution réelle : comptes rendus, rapports, échanges. Une holding qui se veut animatrice doit en outre conserver la trace de son rôle de direction : décisions prises pour les filiales, réunions, moyens humains.
Comptabilité, comptes annuels et confidentialité
La holding tient une comptabilité, établit des comptes annuels et les dépose au greffe chaque année. Contrairement à une petite société opérationnelle, une holding dont l'activité consiste à gérer des titres de participation ne peut pas opter pour la confidentialité totale de ses comptes réservée aux micro-entreprises. Une société opérationnelle n'est toutefois pas privée de cette option du seul fait qu'elle détient une filiale.
La nomination d'un commissaire aux comptes
Une holding qui contrôle d'autres sociétés doit nommer un commissaire aux comptes lorsque l'ensemble qu'elle forme avec ses filiales dépasse deux des trois seuils suivants : 5 millions d'euros de total de bilan, 10 millions d'euros de chiffre d'affaires hors taxes et 50 salariés. Les filiales significatives du groupe en désignent alors un elles aussi. Pour le détail, voir quand nommer un commissaire aux comptes.
Les décisions annuelles
Chaque année, l'assemblée générale de chaque filiale approuve ses comptes et décide de la distribution des dividendes à la holding, puis celle de la holding statue à son tour. C'est le moment de piloter la remontée de trésorerie, le remboursement des emprunts et les éventuelles distributions au dirigeant.
Holding et immobilier : SCI, investissement et précautions
La holding peut financer des investissements immobiliers avec les dividendes remontés de ses filiales, en direct ou par l'intermédiaire d'une société civile immobilière. Ce montage permet par exemple à la holding de détenir les locaux loués à la société d'exploitation. Il obéit à des règles fiscales propres, notamment lorsque la SCI est soumise à l'impôt sur les sociétés, et il doit tenir compte des durcissements de 2026 sur les biens non affectés à l'activité. Nos articles investir dans l'immobilier via sa holding et le montage financier d'une holding avec une SCI détaillent ces schémas.
Vos questions sur la holding
Est-il intéressant de créer une holding ?
Oui, si vous avez un projet qui en tire parti : réinvestir les bénéfices de votre société, racheter une entreprise, préparer une cession ou une transmission, ou associer des partenaires. Si votre seul objectif est de vous verser des revenus, une holding est rarement rentable, car la distribution à votre profit reste taxée.
Quel est le capital minimum pour créer une holding ?
Il n'y a pas de capital minimum pour une SAS, une SARL ou une société civile : il est fixé librement par les associés. Une société anonyme doit en revanche disposer d'un capital d'au moins 37 000 €. En pratique, le capital d'une holding personnelle est souvent constitué par l'apport des titres de la société d'exploitation.
Quelle est la différence entre une holding passive et une holding animatrice ?
La holding passive se contente de détenir des titres et d'encaisser des dividendes. La holding animatrice participe activement à la conduite de la politique de son groupe et au contrôle de ses filiales, ce qu'elle doit pouvoir prouver. Seule la seconde ouvre l'accès au pacte Dutreil sur ses propres titres.
Comment remonter les dividendes d'une filiale vers la holding ?
L'assemblée générale de la filiale décide d'une distribution au profit de ses associés, dont la holding. Grâce au régime mère-fille, ces dividendes sont exonérés d'impôt sur les sociétés dans la holding, à l'exception d'une quote-part de 5 %, dès lors qu'elle détient au moins 5 % du capital depuis deux ans.
Peut-on se verser un salaire par sa holding ?
Oui, si la holding a les moyens de le financer et si cette rémunération correspond à un travail réel pour elle. Faire facturer par la holding des prestations de direction à une filiale pour financer ce salaire est en revanche risqué lorsque ces prestations se confondent avec le mandat social exercé dans la filiale.
Une holding peut-elle acheter de l'immobilier ?
Oui, directement ou par l'intermédiaire d'une SCI. Ce type d'investissement doit toutefois être pesé avec soin : il n'est pas éligible au réinvestissement exigé dans le cadre d'un apport-cession, et les biens non affectés à une activité sont exclus de l'exonération Dutreil depuis 2026.